Labyrinthe : l'ultime défi

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 Un petit texte de moi =D

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Kazumi Kyoko
Marmotte Machiavélique
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MessageSujet: Un petit texte de moi =D   Ven 18 Avr - 12:13

voilà un petit texte que j'ai écrit il y a quelques temps, bon l'histoire va vite c'est vrai, mais je n'avais pas envi de m'attarder dans les détails, j'ai très envi d'en faire un roman par la suite en développant davantage.
J'espère que ç avous plaira^^ n'hésitez pas à donner votre avis, il sera le bienvenu^^


1ère partie :

Une chambre d’étudiant bien rangée. Le lit impeccablement fait. Des livres et des cahiers empilés dans un coin du bureau. Un ordinateur portable éteint. Rien qui ne traîne par terre. Le silence règne dans la pièce. Debout devant la fenêtre, je regarde dehors. Le soleil se dresse haut et fier dans un ciel sans nuages. Du vingtième étage, j’ai une vue imprenable sur l’intégralité du campus. Au loin j’aperçois la mer. Des bateaux arrivent et repartent. Depuis combien de temps suis-je ici ? Je jette un coup d’œil à ma montre. Un peu plus de trois heures. Je reporte mon regard sur le monde extérieur. Tout semble si paisible. Je ne me sens pas à ma place. Mais qu’est-ce que je fais ici ? Pourquoi ai-je accepté ? Elle n’est pas encore là. Je peux encore partir pendant qu’il en est encore temps.

J’entend le bruit d’une clef que l’on glisse dans une serrure. Mon cœur se met à cogner si fort que j’ai l’impression qu’il va sortir e ma poitrine. Trop tard. Je fais demi tour résignée. La clef tourne une fois, deux fois, avant d’être retirée. La porte s’ouvre doucement. C’est elle ! Je retiens ma respiration. Il semblerait qu’elle ne m’ait pas vu. Tout en lisant un document, elle repousse distraitement la porte et la verrouille. Alors qu’elle dépose son trousseau sur la table, elle relève la tête. Mon cœur s’arrête de battre l’espace de quelques secondes. Elle sursaute en me voyant et se retient à une chaise pour ne pas tomber. Elle ouvre la bouche, tentant de dire quelque chose, mais rien ne sort. Elle la referme, avale sa salive, puis fait un nouvel essai.


- K… Kazumi ?! Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu n’es pas en France ?

Sa voix tremble d’émotion. Moi, je suis comme paralysée. Je veux parler, mais je n’y parvient pas, mes lèvres restent close. Elle avance d’un pas, deux, puis, n’y tenant plus, se jette dans mes bras. Je la sers contre moi. Plusieurs minutes s’écoulent sans que quoi que ce soit d’autre ne se passe.

Elle relève finalement la tête, un sourire aux lèvres, et m’embrasse pour la première fois. Je lui souris en retour. Cela va bientôt faire deux ans que nous sommes ensemble et nous ne nous étions jamais vu auparavant. C’est-ce qu’on appelle une relation à distance. 7000 km, c’était énorme. Aujourd’hui, nous sommes réunies, mais acceptera-t-elle ce que j’ai à lui dire ? Elle doit savoir ce qui s’est passé. Mais comment annoncer une telle chose ?
Je me recule légèrement, perdant mon sourire. Ma voix se fait hésitante.


- Il… il faut que je te dise quelque chose.

Elle me lance un regard interrogateur.

- Vas-y je t’écoute. Qu’as-tu à me dire mon amour ?

Je détourne la tête une dizaine de secondes, ne sachant où poser les yeux, puis les plonges à nouveau dans les siens. Je tend mon bras pour lui montrer le lit.

- Assieds toi.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Fais ce que je te dis, s’il te plait.

Son visage se remplit d’inquiétude, mais elle va s’asseoir sur le lit sans protester davantage. Je ferme les yeux et prend une grande inspiration. Lorsque je les réouvre, elle a toujours le regard fixé sur moi. Nerveuse, je me met à jouer avec mes doigts. Prenant un air grave, je me lance.

- Il y a trois jours, mon père et moi avons eut un accident.

- Comment ça ? Tu es pourtant…

- Laisse moi finir s’il te plait.

- D’accord.

- Une voiture nous a percuté. Elle roulait en sens inverse sur l’autoroute, et on n’a pas pu l’éviter. Mon père est à l’hôpital, il est dans le coma. Quand à moi je…

Ma voix se brisa. Mon cœur battait la chamade. Une boule commençait à se former dans ma gorge. Je l’avalais avec difficulté.

- Tu ?

- Je n’ai pas survécu.

Elle eut un rire nerveux.

- Attends, tu plaisante ? Tu es en face de moi. Je te vois, je t’ai même prise dans mes bras. Tu es bel et bien vivante…

- Oui et non.

- Arrête ! Ce n’est pas drôle !

- Je ne plaisante pas bébé. Regarde les infos, ils ne parlent que de ça depuis trois jours.

Elle ne dit rien, ne fit aucun geste. Je prit donc la télécommande et allumait le téléviseur. Ils montrèrent deux voitures en morceaux. Les pompiers s’affairaient de partout, cherchant un moyen de sortir les blessés. La police avait arrêté la circulation et laissait passer les véhicules un à un. Par-dessus ces images, on pouvait entendre la voix d’un journaliste.

- Il y a trois jours, un homme totalement ivre roulait en sens inverse sur l’autoroute A 380 à plus de 200 km/h. Durant plus d’une demi heure, les automobilistes avaient réussis à l’éviter, écoutant les informations fournis par le biais de la radio qui leur disait de rester à droite et de ralentir. Cependant, notre homme a fait un bond sur le côté et a percuté de plein fouet une autre voiture qui n’a malheureusement pas pu l’éviter. Dans le véhicule se trouvait un homme et une jeune femme, un père et sa fille.

Ils montrèrent deux photos, la mienne et celle de mon père. Je tournais la tête, ne pouvant supporter davantage ces images, et la regardait elle. Elle avait les yeux grands ouverts et une main plaquée sur sa bouche.

- Cette dernière n’a malheureusement pas survécu et a succombé de ses blessures dans l’ambulance, alors que son père se trouve actuellement dans un profond coma. La famille qui a accourut à l’hôpital après avoir apprit la nouvelle n’a pas voulu faire de commentaires. Mais ce qui semble incroyable, c’est que l’auteur de cette tragédie s’en est sortit indemne.

- Merci Jean-Pierre. Nous vous rappelons que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Passons maintenant à…

J’éteignis la télé et reposait la télécommande. Elle ne décolla pas ses yeux de l’écran, toujours en état de choque. Au bout de plusieurs minutes, durant lesquelles je ne la quittais pas des yeux, elle finit par se tourner enfin vers moi.

- Si tu as… Tu es… Comment est-ce que…

Elle ne parvint pas à poser une seule des questions qui lui envahissaient la tête. Je me contentai donc de lui répondre par une phrase simple et facile à comprendre.

- Je suis ton Ange Gardien.

Elle ouvrit la bouche, la ferma, l’ouvrit à nouveau, puis la referma. Elle eut à nouveau un rire nerveux.

- Tout ça n’est qu’un rêve, je vais me réveiller, toi tu seras en France, et moi je poursuivrais mes études. On se verra dans quelques mois, tu viendras faire les tiennes ici à la rentrée prochaine, et on pourra enfin se voir.

- Non bébé, tu n’es pas en train de rêver, tout ça est bien réel. Regarde les points positifs. Etant donné que je suis obligée de rester à tes côtés 24h sur 24 pour pouvoir te protéger des Démons, on sera toujours ensemble.

- Que… quoi ? Comment ça Démons ?

- Ben des Démons, c’est facile à comprendre ? Pourquoi crois-tu que je doive te protéger ?

- Et tes parents ? Il faut que tu ailles les voir.

- Non ! Ils ne doivent pas savoir ! Aucun des gens que je connaissais doit savoir que je suis ‘‘vivante’’. Tu ne dois dire à personne qui je suis réellement. C’est une des règles principales.

- D’accord. Mais tu ne ressembles pas vraiment à un Ange…

Je me mis à rire doucement. En effet, il me manquait un élément important, les ailes. Finalement, elle le prenait bien mieux que ce que je croyais. Je fermai les yeux quelques instants pour me concentrer. Dans mon dos, apparurent deux ailes d’un blanc si pure qu’on avait l’impression qu’elles brillaient. Elles avaient une envergure d’un peu plus de trois mètres une fois déployées. Mais la pièce n’étant pas assez grande, je les gardais repliée. Je rouvris les yeux, un sourire malicieux aux lèvres.

- Est-ce que ça vous va comme ça chère petite protégée ?

- Elles sont vraiment magnifique !

- C’est vrai qu’elles sont belles, mais tu l’es encore plus.

Elle se leva et vint se blottir dans mes bras. Je l’embrassai tendrement tout en repliant mes ailes autour d’elle.

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MessageSujet: Re: Un petit texte de moi =D   Ven 18 Avr - 12:13

2ème partie :

Les jours et les semaines s’écoulèrent sans qu’aucun incident ne se produisit. Comme prévu, je la suis partout où elle va. Je dois même suivre ses cours. De la médecine, je n’y comprend rien, mais je fais tout mon possible pour ne pas m’endormir. Comme tout Ange Gardien qui se respecte, j’apprends à maîtriser mon élément, l’eau. J’aurais préféré le feu, mais celui-ci est réservé aux Démons. Eux seuls peuvent le contrôler. Bien évidemment, je m’entraîne au dessus du lavabo pour éviter de créer une inondation. Le seul inconvénient, c’est que je doive me trouver non loin de cet élément si je souhaite m’en servir. Je ne m’en sors pas trop mal et réussis même à dévier le filet d’eau de la douche afin qu’il s’écoule dans l’évier de la petite cuisine, sans en mettre de partout.

Un soir alors que l’on s’ennuyait, nous sommes allées au cinéma. Ce fut une grosse erreur de ma part, et je n’allais pas tarder à le regretter.
La lune était haute dans le ciel, et nous étions sur le chemin du retour. Main dans la main, discutant des très mauvais effets spéciaux du film que nous venions de voir. Les rues étaient désertes, et le chemin le plus court pour rentrer était de passer par un grand parc. Alors que nous arrivions à l’entrée de celui-ci, je m’arrêtai un instant et observai les alentours. Malgré tous les réverbères présents pour éclairer les lieux, l’atmosphère avait quelque chose d’effrayant. Un frisson me parcourut. J’hésitai à faire demi-tour et prendre un autre chemin, mais cela prendrai trois fois plus de temps. Je pris une grande inspiration et entrai avec elle dans le parc. Je tournai le tête en tous sens, de peur de voir quelqu’un ou quelque chose surgir des ombres créées par les arbres. Je m’arrêtai brusquement en constatant que les lampadaires du chemin en face de nous étaient quasiment tous éteint. Le dernier encore allumé à une quinzaine de mètres de là où nous nous trouvions se mit à grésiller durant une ou deux minutes avant de rendre l’âme. Je vis quelque chose briller dans les ténèbres. Ce quelque chose semblait s’approcher. Je me plaçai devant elle alors que tous mes poils se hérissaient. Plissant les yeux, je distinguai bientôt une silhouette. Celle-ci s’arrêta un mètres avant le cercle de lumière créé par le lampadaire au dessus de nous. Il s’agissait apparemment d’un homme à la carrure plutôt imposante.


- Quelle jolie créature avons-nous là.

Sa voix était beaucoup trop douce pour être naturelle, et même dans l’ombre, j’aperçus un sourire carnassier se dessiner sur son visage. Il avait quelque choses de maléfique. Une aura ténébreuse émanait de son corps. Mon cœur se mit à battre la chamade.

- Vous êtes un Démon.

- Une créature intelligente en plus. Je vais enfin pouvoir m’amuser. Il n’y a pas beaucoup d’Anges dans le coin. Ou du moins, il n’y en a plus beaucoup depuis que je suis ici.

Il s’avança jusque dans la lumière et je pus distinguer clairement son visage. Une étrange lueur brillait dans ses yeux. Je tournai légèrement la tête sans le quitter du regard.

- Sauve toi !

- Mais…

- Va t’en ! Ne discutes pas !

Elle ne dit rien, et je l’entendis courir quelques instants. Le Démon éclata de rire.

- Tu as peur ! Je crois que ça va être assez rapide. Mais ne t’inquiète pas, je te promet que je ne toucherai pas à ta protégée. Enfin, pas ce soir en tout cas. Je me contenterai de toi pour cette nuit.

Je déglutis. Le sang cognait si fort à mes tempes que j’en eu mal à la tête. L’air était trop sec, je ne pouvais donc puiser dans l’humidité de celui-ci. Il y avait bien une fontaine, mais elle était trop loin pour que je puisse l’atteindre. Des canalisations passaient probablement sous la terre, cependant je doutai fort que je puisse les faire sauter.
A mon plus grand désarroi, je vis des flammes apparaître autour des mains de mon adversaires. Il se mit à bouger si vite que je ne parvint pas à le suivre des yeux. Le coup qu’il me porta fut si puissant que je fus projetée trois mètres plus loin avant de m’écraser lourdement sur le sol. Je me relevai avec difficulté. Un goût cuivré se répandit dans ma bouche, et quelque chose de chaud coula le long de mon menton. Je passai ma main sur ce liquide et constatai avec horreur qu’il s’agissait de mon propre sang.


- Ils ne t’ont pas appris à te battre sur ton petit nuage avant de t’envoyer sur Terre ?

Je le fusillai du regard. Ma mâchoire me faisait atrocement souffrir, si bien qu’il m’était impossible de parler. Il revint à l’attaque et me frappa en plein estomac. J’en eu le souffle coupé et me pliai en deux. Ne perdant pas une seconde, il me porta un coup en plein milieu du dos, du tranchant de la main. Je me retrouvai par terre une fois de plus.

- Allons petit Ange ! Je suis sûre que tu peux faire mieux que ça !

Il m’attrapa par le col et me remit sur pied. Je reculai le bras, fermai le poing, et le frappai de toutes mes forces. Il recula en riant et porta sa main à son ventre.

- Bel essai. Mais ce n’est pas en me chatouillant que tu arriveras à me battre.

Ce maudit démon s’amusa à me frapper durant plus d’une heure. Une heure qui me parut durer une éternité. A bout de souffle et de force, je m’accotai à un arbre. J’avais essayé plusieurs fois d’atteindre la fontaine. Cependant, il avait tout de suite compris ce que j’avais à l’esprit, et m’en avait éloigné.
Il s‘approcha de moi, et vint me murmurer à l‘oreille.


- Seul un Démon peut tuer un Ange. L‘inverse est vrai aussi, mais ce n‘est pas toi qui le prouvera.

Il planta brusquement un objet pointu dans mon estomac et je laissai échapper un gémissement. Une douleur insupportable se répandit dans mon ventre. Je portai mes mains à l’objet qui avait pénétré ma chaire et baissai la tête. Je me rendis compte avec horreur que c’était un poignard.
L’être démoniaque recula et me regarda tomber à genoux un sourire machiavélique aux lèvres. Puis, il se retourna.


- Je suis sûr que ta copine se cache dans le coin. Je sens son odeur. Elle est terrifiée.

Une rage incommensurable monta en moi. J’arrachai le poignard de mon estomac, faisant fi de la douleur, et le jetai sur ce monstre. L’objet se planta miraculeusement en plein cœur, alors que je n’avais même pas pris le temps de viser. Le Démon laissa échapper un gémissement de surprise et se retourna vers moi lentement, les yeux écarquillés. Une tache rouge commença à se former sur l’avant de son t-shirt blanc. L’arme l’avait apparemment transpercé de part en part.

- Si je dois mourir, tu mourras avec moi.

- Espèce de sale petite…

Des flammes apparurent soudainement au niveau de sa blessure, le stoppant dans élan. Il baissa la tête. Il se mit à hurler de terreur et à bouger en tout sens, essayant de les éteindre avec ses mains. Mais à chaque seconde qui passait, elles grandissaient et se répandaient à l’ensemble de son corps.
Terrifiée, j’écarquillai les yeux. Allait-il m’arriver la même chose ? Je regardai alors ma plaie qui saignait encore. Aucune flamme. Je priai pour qu’il n’y en ai pas du tout.
Il ne resta bientôt plus que des cendres du Démon qui s’envolèrent avec le vent. Je basculai en avant, mais quelqu’un me retint en passant son bras autour de mes épaules. Je relevai la tête.


- Je t‘avais dit de partir…

- Tu ne croyais tout de même pas que j’allais me sauver et te laisser te faire tuer ? Regarde, j‘ai bien fait de rester.

- Il n‘est peut être pas seul…

- S‘il n‘était pas seul, ils se seraient déjà montrés. Viens ! Il y a un hôpital pas loin. Ce serait trop long d‘appeler une ambulance.

Sans attendre une réponse de ma part, elle m’aida à me lever. Je la laissai me soutenir, et reposai de tout mon poids sur elle. Marcher me faisait atrocement souffrir, mais je n’avais pas le choix. Il n’y avait personne dans les rues, personne qui aurait pu nous aider. D’un autre côté, s’était préférable. Je n’aurai rien pu faire si un autre Démon se dressait sur notre chemin.
L’hôpital se trouvait effectivement non loin de là. Il nous fallut cependant au moins une demi heure pour l’atteindre. Le parking était quasiment désert. Vu l’heure, il n’y avait aucune visite, et les rares voitures qui se trouvaient là devaient appartenir soit à des médecins, soit à des gens venus recevoir des soins en urgence.
Alors que nous entrions dans le hall vide du bâtiment, une infirmière nous aperçut et se précipita vers moi.


- Oh mon Dieu ! Que vous est-il arrivé ?!

- Mon amie a été agressée ! Elle a besoin de soins urgents !

- Aidez moi à l‘allonger sur la civière là bas !

La femme désigna un brancard et pressant une main contre la mienne pour tenter d’arrêter le flot de sang incessant. Un voile flou m’empêchait de voir clairement où j’allais. Je marchai encore, mais je ne sentais plus mes jambes tellement la douleur était intense.
Quelqu’un m’allongea sur une surface dure. Le voile devant mes yeux se faisait de plus en plus épais, et je sombrai bientôt dans l’inconscience.

A partir de ce moment là, ce fut le noir total. Je repris peu à peu conscience, entendant tout d’abord des voix lointaines Puis, elles se firent de plus en plus proche, jusqu’à ce que je distingue très distinctement les paroles, les bruits autour de moi.
J’ouvris tout doucement les yeux. La lumière m’aveugla durant plusieurs minutes. Une fois que je pu voir clairement, la première chose que j’aperçus fut un plafond blanc, comportant quelques taches grises. Je tournai la tête lentement sur ma droite. Elle était là, et me regardait un sourire aux lèvres.


- Bonjour toi. Je me demandais quand tu allais te réveiller, ça fait un moment que tu bouges.

Je voulu lui répondre, mais seul une espèce de grognement sortit de ma gorge. Je me contentai donc de lui sourire moi aussi. J’essayai de me redresser, mais une douleur atroce me tirailla le ventre. Je me recouchai en lâchant un gémissement. Elle se leva et posa une main sur mon épaule.

- Hey ! Ne bouge pas ! La plaie n‘a pas encore cicatrisée, les points de sutures risquent de casser.

Une plaie ? Des points de sutures ? Mais pourquoi ? Je réfléchis quelques instants, puis tout me revint en mémoire. Le cinéma, le parc, le Démon, le combat (très inégal), le poignard, l’hôpital, puis un grand trou noir.
Je ne pensais pas que je m’en sortirai. Je me retournai vers elle.


- Depuis combien de temps je…

- Deux semaines. Tu avais perdu beaucoup de sang et tu avais une hémorragie interne. J‘ai eu peur tu sais.

- Moi aussi.

Je regardai le plafond quelques instants. Il y avait une chose que je ne comprenais pas. Pourquoi le Démon était-il partit en fumée, et moi non ? Une réponse me vint rapidement à l’esprit. Lui avait reçu le poignard en plein cœur. Moi, dans l’estomac. C’était probablement pour cette raison. Je reportai mon regard sur elle, puis dit d’un air grave.

- C‘était peut être le premier, mais certainement pas le dernier.

- Je sais. J’y ai beaucoup pensé. Tu as eu énormément de chance.

Il me fallut près de six semaines avant de pouvoir quitter l’hôpital. La plaie avait eu du mal à se refermer, et je garderai toujours une cicatrice à l’endroit où j’avais été poignardée.

Aujourd’hui, vingt ans plus tard, notre couple se porte à merveille. Elle est devenue un grand médecin, et moi je dois jouer le rôle de sa secrétaire pour être avec elle et la protéger. J’ai bien entendu pris des cours de combat au corps à corps afin d’avoir davantage d’expérience dans ce domaine. Je maîtrise mon élément à la perfection et suis capable d’extraire de l’eau se trouvant dans des nappes phréatiques à plusieurs dizaines de kilomètres sous terre.
J’ai dû me battre à nouveau contre des Démons, sept au total. J’en garde d’ailleurs plusieurs cicatrices, dont une allant de ma tempe droite jusqu’à mon menton. J’ai fini par me rendre compte que toute arme utilisée par un être maléfiques me laissera une cicatrice. Alors que si je me blesse moi-même, la plaie guérira rapidement. De même si c’est moi qui les blesse avec une arme, mais je n’aime pas trop ça. Je garde tout de même un poignard sur moi au cas où. Et puis, je peux toujours me servir de l’eau pour me défendre.
J’ai aussi appris que mon père était sortit du coma il y a environ neuf ans. Il n’en a gardé aucune séquelle et se porte très bien. Bref, je suis heureuse, et ferai tout pour le rester.
J‘évite juste de penser au fait que moi, je ne vieillirai pas.

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